RDC : appel à l’appui des cordonniers artisanaux pour concurrencer sur le marché international

Kinshasa, 12 octobre 2026 (ACP).- Un appel à l’appui des cordonniers artisanaux de la République démocratique du Congo (RDC) a été lancé, en vue de produire les chaussures en grande quantité et concurrencer sur le marché international, par un cordonnier artisanal interrogé lundi par l’ACP.

« Nous sollicitons l’accompagnement du ministère de l’Entrepreneuriat, petites et moyennes entreprises dans notre métier de confection de chaussures sur mesure. Notre secteur de cordonnerie n’est pas vraiment exploité. Si on nous dote des bons équipements, nous serons en mesure de produire des chaussures en cuir en grande quantité et concurrencer sur le marché étranger », a déclaréGuelord Kazadi, cordonnier. 

Pour lui,la fabricationdes chaussures sur mesure est une activité commerciale très rémunératrice. « La cordonnerie n’est pas reconnue à sa juste valeur, et pourtant, c’est un métier rémunérateur chez les occidentaux », a-t-il ajouté. 

Il a fait savoir qu’il n’y a pas de distinction entre les chaussures ou sandales confectionnées en RDC et celles qui sont fabriquées en Europe. « Bien que nous n’avons pas les matériels appropriés ainsi que les mêmes techniques pour la confection de chaussures, cependant, nous respectons toutes les méthodes et la structure de la confection de chaussures » a-t-il précisé.

Il a, à cette occasion, invité les jeunes kinois qui n’ont rien à faire à se former dans les métiers qui peuvent leur permettre de subvenir aux besoins quotidiens.

Les Kinois encouragés à valoriser les chaussures fabriquées en RDC

De son côté, Bienvenu Ntanga, vendeur ambulant de chaussures a encouragé les Kinois à valoriser les chaussures fabriquées en RDC.

« La vente de chaussures dans ce pays est un commerce assez difficile mais je me suis habitué à passer d’une commune à une autre pour trouver des clients qui peuvent acheter. Ce qu’il faut retenir est que les Congolais donnent plus de valeur aux chaussures qui viennent de l’extérieur du pays que celles qui sont fabriquées sur place, c’est pour cela, que je les demande d’acheter celles fabriquées localement pour nous encourager et valoriser notre métier » a-t-il dit 

Il a fait savoir que ce commerce lui permet de subvenir aux besoins quotidiens de sa famille. « Certains jeunes Kinois comme moi, n’aimeraient pas se lancer dans la vente de chaussures sous prétexte d’attendre travailler au bureau mais ils ignorent que n’importe quel commerce peut décanter une situation financière. De nos jours, l’auto-commerce permet à certains jeunes de notre génération d’avoir une stabilité financière » a-t-il conclu. ACP/B

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