Kinshasa, 27 novembre 2025 (ACP).- La transformation des ressources locales, notamment les fruits, plantes, épices et autres produits naturels, a été présentée jeudi, comme une véritable opportunité économique pour les jeunes en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une matinée de sensibilisation.
« Les jeunes peuvent créer des revenus en transformant les ressources locales. Nous avons les fruits, plantes, épices et autres produits naturels, au lieu de les vendre bruts directement. Par exemple, la fabrication de jus, confitures, tisanes, huiles essentielles ou encore de condiments permet de créer de la valeur ajoutée et donc davantage d’emplois », a déclaré Guy Tshibassu Mubiay, fondateur de la marque de liqueurs artisanales “CÎMPÈ”.
Selon lui, ce secteur présente l’avantage de nécessiter des équipements simples et peu coûteux, rendant l’activité accessible aux jeunes. « Avec un matériel de base, un minimum de formation et un esprit de coopération, il est possible de lancer des petites unités de transformation locales », a-t-il expliqué, précisant que les circuits courts et l’identité “made in local” renforcent la compétitivité des produits.
M. Tshibassu a mis en avant l’importance du numérique comme outil de croissance. « Les réseaux sociaux et le commerce en ligne permettent d’élargir la clientèle bien au-delà du quartier ou de la ville. Les jeunes peuvent ainsi vendre plus facilement et augmenter leurs revenus », a-t-il ajouté.
L’entrepreneur a également insisté sur la nécessité d’intégrer des pratiques durables. « Le recyclage, l’utilisation d’emballages écologiques ou l’économie circulaire donnent une valeur supplémentaire aux produits et créent de nouvelles opportunités d’emploi. Le marché actuel valorise beaucoup les initiatives respectueuses de l’environnement », a-t-il affirmé.
Interrogé sur le potentiel économique du patrimoine culinaire congolais, il a indiqué qu’il s’agit d’une filière prometteuse. « Le Congo possède une richesse gastronomique appréciée localement et par la diaspora. Cette diversité peut soutenir les entreprises de transformation, de restauration, d’exportation ou même une street-food modernisée », a-t-il fait savoir.
Pour réussir, il a recommandé un encadrement renforcé. « Il faut des formations solides, des standards de qualité, un accompagnement financier et une communication cohérente autour de l’identité culinaire congolaise, le made in Congo », a-t-il indiqué, estimant que cette filière pourrait créer de nombreux emplois et renforcer la visibilité du pays à l’international.
« La valorisation des ressources locales n’est pas seulement une opportunité économique, c’est aussi un moyen de promouvoir notre culture et de construire une industrie alimentaire congolaise forte », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

