Kinshasa, 12 juillet 2026 (ACP).- Le temps a toujours été jugé comme l’un des fondements de la structure narrative en littérature, à travers le mouvement, la cohérence et la profondeur aux récits, selon une chronique littéraire intitulée consultée dimanche à Kinshasa en République démocratique du Congo sur la plateforme digitale « Les Mots et Le Monde ».
Selon cette chronique, signé Le Libre Penseur Engagé, « le temps ne se limite pas à une succession chronologique de jours ou d’années, mais représente une véritable architecture narrative qui permet à l’écrivain d’organiser les événements en fonction de son intention artistique ».
« Sans le temps, les événements demeurent figés ; avec lui, ils se succèdent, se répondent, s’entrecroisent et construisent le sens du récit », a noté la chronique.
Le texte explique que les auteurs peuvent privilégier une narration linéaire, suivant l’ordre naturel des faits, ou recourir à des procédés narratifs tels que l’analepse (retour en arrière) et la prolepse (anticipation), afin d’enrichir le récit, de révéler progressivement certains éléments ou de maintenir le suspense.
La chronique met également en évidence l’importance du rythme narratif, marqué par l’alternance entre scènes détaillées, pauses descriptives, résumés et ellipses, permettant de mettre en relief les moments les plus significatifs de l’œuvre.
Elle relève, en outre, que le temps narratif est intimement lié au temps psychologique des personnages, où une courte durée peut sembler interminable dans une situation de souffrance ou d’attente, tandis que plusieurs années peuvent être condensées en quelques lignes.
Pour l’auteur, raconter une histoire consiste autant à sélectionner les faits qu’à choisir leur organisation temporelle.
« Le temps devient alors un véritable langage, un outil de création et d’interprétation. Il façonne les émotions, organise la mémoire, nourrit le suspense et donne au récit toute sa profondeur », affirme-t-il.
La chronique conclut que, loin d’être un simple cadre, le temps est un artisan discret qui transforme une succession de faits en une œuvre capable de susciter la réflexion, l’émotion et l’imagination du lecteur.
ACP/K.

