Kinshasa, 15 juin 2026 (ACP) .– Le président français a promis lundi de tout faire avec ses partenaires «pour qu’il n’y ait pas de péage» iranien dans le stratégique détroit d’Ormuz, au lendemain de l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, ont rapporté les médias internationaux.
« Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu’il n’y ait pas de péage dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures », a déclaré Emmanuel macron, président français.
Et d’ajouter : « Instaurer un péage serait contraire au droit international et aurait pour conséquence de faire monter les prix pour la terre entière. Donc là, on va aussi en discuter. Aujourd’hui, ils (les Iraniens) jouent sur les mots, ils disent ce sont pour des services. On va regarder », a-t-il dit.
En effet, cet accord prévoit la réouverture du détroit, mais les modalités prévues n’ont pas été rendus publiques.
« Déjà, la priorité, c’est le rouvrir, c’est faire sortir les centaines de bateaux, de porte-conteneurs, de tankers (…), les équipages (…) », a-t-il dit.
Emmanuel Macron a en outre assuré que le porte-avions français Charles de Gaulle «peut être déployé dans les deux ou trois jours» dans le détroit d’Ormuz si l’accord est bien confirmé, afin d’aider à rouvrir le détroit dans le cadre d’une mission internationale.
« Pour l’heure, la priorité, c’est qu’il y ait un accord solide et sérieux qui soit finalisé » entre Washington et Téhéran, a insisté le président français.
M. Macron a indiqué qu’il faudra aussi négocier sur le programme nucléaire iranien, en s’assurant que le stock d’uranium hautement enrichi présent en Iran soit neutralisé sous supervision de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Il a aussi fait savoir que s’agissant des 450 kg d’uranium enrichi à 60%, un seuil proche du taux de 90% d’enrichissement nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire, «soit il faut le sortir, soit le diluer», alors que des informations circulent sur la possibilité que ce stock soit entièrement dilué en Iran.
« Ensuite, il faut s’assurer qu’il y aura un contrôle de cette agence (AIEA) pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent, se réorganiser pour refaire de l’uranium enrichi et construire des armes avec », a-t-il insisté.
Emmanuel Macron préside le sommet du G7 à Evian en France, où l’Iran sera largement au menu des débats, en particulier mardi lors d’un déjeuner de travail avec les pays membres (Allemagne, Canada, France, États-Unis, Italie et Royaume-Uni) et en présence de l’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar. ACP/

