La diplomatie culturelle  présentée  comme un outil important pour renforcer la cohésion nationale

Kinshasa, 22 mai 2026 (ACP).-La diplomatie culturelle a été présentée comme un outil important pour le renforcement de la cohésion nationale en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un colloque international et interdisciplinaire organisé, vendredi, à l’Université catholique Omnia omnibus de Kinshasa, capitale du pays. «La diplomatie culturelle est un outil important pour renforcer la cohésion nationale en favorisant le dialogue social, la tolérance et l’inclusivité.

Elle valorise les différentes cultures et identités d’un pays à travers des activités comme les festivals, les expositions et les échanges culturels, qui encouragent la compréhension mutuelle. Les industries culturelles et créatives, telles que le cinéma, la musique ou la littérature, contribuent à cette dynamique en créant des emplois, en préservant les valeurs culturelles et en stimulant l’innovation », a fait savoir Cerise Mbenzu, assistante du Département de management et développement de l’Université catholique Omnia Omnibus. 

Et d’ajouter : «Les défis de la cohésion nationale sont repris en commençant bien sûr par l’insécurité culturelle, la fragmentation identitaire de notre pays, les représentations stéréotypées du genre ». Dans son intervention au colloque, Mme Mbenzu a montré les différentes sortes de stéréotypes culturels dans la société congolaise. Elle estime qu’il est difficile pour une femme de s’exprimer, de tout faire différemment de l’homme. Mais, elle a évoqué la faible valorisation du patrimoine.

« Tout à l’heure on a parlé du génocost et, c’était à peine juste à côté de nous. Mais, très peu de gens ont pu se rappeler de ça. Il y a la désinformation, l’intox médiatique; il y a faiblesse de mécanismes de médiation culturelle », a-t-elle soutenu. Pour Cerise Mbenzu, les industries culturelles et créatives, sont un secteur d’activités dont l’objet principal est « la création, le développement, la production, la coproduction, la promotion et la diffusion ou la commercialisation des biens, des services et activités qui ont un contenu culturel, artistique ou patrimonial« . L’oratrice a mis l’accent sur le « pouvoir fort et doux » qui s’appelle le « Soft Power », la diplomatie culturelle.

C’est ce pouvoir, à l’encroire, que notre culture a le pouvoir garder des mémoires, de transmettre à des générations, ce qui a existé et de pouvoir les perpétrer. Elle offre la capacité d’attraction, de persuasion difficilement atteignable par la

diplomatie traditionnelle.  En outre, il existe plusieurs formes de diplomatie et la plus connue, c’est quand on a l’habitude de regarder ce qui existe entre les différents chefs d’État, les relations bilatérales. Pourtant, cette forme de diplomatie traditionnelle n’est pas la seule.  «Aujourd’hui la diplomatie culturelle a fait de certains peuples de grandes Nations qui nous effrayent aujourd’hui. C’est le cas de la Chine, de la France avec les États-Unis. Elles renforcent ainsi l’identité nationale, tout en soutenant le développement économique et social », a souligné souligné Cerise Mbenzu. 

Par ailleurs, la diplomatie culturelle encourage la participation des communautés notamment, sensibiliser à l’importance de la diversité et développer des partenariats internationaux qui enrichissent le tissu social. Cette forme de diplomatie, selon l’oratrice, constitue un levier essentiel pour construire une société « plus unie, inclusive et harmonieuse« . Ce colloque international et interdisciplinaire a été placé sous le thème  » La République démocratique du Congo face aux enjeux du vivre ensemble harmonieux; le dialogue social inclusif, est-il une solution à la crise de la cohésion national? ».

ACP/ KK

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