Navire attaqué dans le détroit d’Ormuz : Séoul convoque l’ambassadeur iranien

Kinshasa, 27 mai 2026 (ACP).- Séoul a annoncé mercredi qu’il allait convoquer l’ambassadeur iranien et lui faire part de sa «ferme protestation», après une enquête attribuant «très probablement» à un missile développé par l’Iran l’attaque d’un navire sud-coréen dans le détroit d’Ormuz début mai, ont rapporté les medias internationaux.

«Notre gouvernement prévoit de convoquer l’ambassadeur d’Iran en Corée pour (…) lui transmettre une protestation ferme concernant l’attaque contre notre navire et exiger des mesures responsables (…) visant à prévenir toute récidive», a déclaré Park Yoonjoo, vice-ministre des Affaires étrangères.

Il entend «lui transmettre une protestation ferme concernant l’attaque contre notre navire et exiger des mesures responsables, notamment visant à prévenir toute récidive», a-t-il insisté.

Le HMM Namu, battant pavillon panaméen et exploité par l’armateur sud-coréen HMM Co, avait été frappé par «deux appareils non identifiés» le 4 mai, qui ont touché la plaque extérieure du ballast tribord près de la poupe et déclenché un incendie.

Téhéran avait nié toute responsabilité dans l’attaque, son ambassade à Séoul ayant publié sur son site internet une déclaration affirmant qu’elle «rejette fermement et nie catégoriquement toute allégation concernant l’implication» de ses forces.

Les débris du cargo attaqué avaient finalement été transportés mi-mai jusqu’en Corée du Sud pour y être analysés.

«L’analyse technique a conclu que (le type de) projectile non identifié est très probablement un missile alternatif de la série Noor développée en Iran», a affirmé M. Park.

«La navire a été attaqué par deux aéronefs non identifiés. La première ogive a été incinérée et la seconde a explosé. Le moteur ressemblait à un turboréacteur iranien, et des pièces portaient des marquages probablement d’un fabricant iranien », a-t-il détaillé.

Quatrième économie d’Asie, la Corée du Sud dépend fortement des importations de carburant en provenance du Golfe, dont la majeure partie transitait par le détroit d’Ormuz avant son blocage depuis fin février en raison du conflit au Moyen-Orient.

ACP/UKB

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