RDC : l’intelligence artificielle renforce les capacités des travailleurs des institutions publiques (Un rapport)

Kinshasa, 14 octobre 2026 (ACP).- L’usage de l’intelligence artificielle (IA) contribue au renforcement des capacités des travailleurs et à l’automatisation des flux de travail au sein des institutions publiques en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué un rapport de la Banque mondiale consulté mercredi par l’ACP.

 « En RDC comme dans les autres pays de la région, l’IA contribue déjà à l’apprentissage, à la prise de décision, au renforcement des capacités des travailleurs et à l’automatisation des flux de travail au sein des entreprises et des institutions publiques », a-t-on lu dans ce document intitulé : « État des lieux de l’économie africaine. Poser les fondations pour l’IA ».

Selon la Banque mondiale, dans cette quête à l’exploitation de l’IA, l’action publique devrait privilégier le déploiement à grande échelle de solutions d’IA pratiques, tout en élargissant l’accès aux facteurs fondamentaux nécessaires à leur adoption par les entreprises, les ménages et les institutions publiques.

Cependant, l’adoption de l’IA reste concentrée sur des cas d’usage relativement simples, car les applications plus avancées sont encore freinées par des lacunes en matière d’infrastructures, de compétences techniques et de données adaptées à l’IA. Et la concrétisation de ces gains dépendra « de l’élargissement de l’accès aux infrastructures numériques et aux outils d’IA, ainsi que du développement d’applications adaptées au contexte national, notamment de petites solutions d’IA pratiques ».

Le document a, à cet effet, précisé que l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) peut tirer de la pauvreté jusqu’à trois fois plus de personnes dans les pays de l’Afrique subsaharienne dont la République démocratique du Congo (RDC).

 « Il sera essentiel de veiller à une large répartition des gains tirés de l’IA : selon les simulations, des gains de productivité généralisés pourraient permettre à jusqu’à trois fois plus de personnes de sortir de la pauvreté que dans les scénarios où les avantages profitent principalement aux premiers utilisateurs », a rapporté la source.

Le même document a soutenu que l’IA offre un potentiel considérable pour relever certains des défis de développement les plus persistants dans les pays de l’Afrique subsaharienne, notamment la faible productivité, les déficits en capital humain et la faiblesse de la prestation de services. 

« Pour concrétiser ce potentiel, il faudra combler les lacunes fondamentales en matière d’électricité, de connectivité, de compétences, de données et de capacités de calcul. Compte tenu de ces contraintes, l’occasion la plus immédiate réside dans l’adoption et l’adaptation d’applications d’IA éprouvées et peu coûteuses qui répondent à des besoins urgents en matière de développement », a fait savoir le rapport de la Banque mondiale.

 « Si l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour stimuler la productivité et l’emploi, sa diffusion reste inégale dans les pays de l’Afrique subsaharienne », a noté le rapport de la Banque mondiale, soulignant qu’il devient donc « indispensable » d’agir sur les facteurs qui favorisent son adoption et de permettre ainsi à l’IA de réaliser des gains de productivité, d’améliorer l’efficacité et d’étendre la gamme d’avantages que cette technologie peut apporter.

Dans un scénario très ambitieux d’exploitation intégrale du potentiel de l’IA, celle-ci pourrait apporter jusqu’à 1 000 milliards de dollars supplémentaires au PIB de l’Afrique d’ici à 2035, créer 35 à 40 millions d’emplois numériques et générer près de 150 milliards de dollars de recettes fiscales annuelles, soutient le document. Toutefois, compte tenu du niveau de préparation actuel, l’intégration de l’IA en Afrique subsaharienne ne devrait ajouter, selon les estimations de la Banque mondiale, que de 0,2 à 4 % au PIB cumulé au cours de la prochaine décennie. ACP/AM

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