RDC-Navigation : un député recommande une évaluation technique des baleinières avant toute interdiction

Kinshasa, 14 octobre 2026(ACP).- une évaluation technique des baleinières avant toute interdiction de navigation a été recommandée mercredi au gouvernement par un député national, élu de Kungu , au Sud-Ubangi, dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

« Il serait donc opportun que les services techniques compétents procèdent à une évaluation approfondie des critères de construction, et si nécessaire, proposent leur révision afin de garantir une meilleure sécurité aux passagers et aux marchandises », a déclaré Pascal Mangay, député national, élu de Kungu au sud-ubangi

Il a félicité le vice-premier ministre en charge des Transports pour son initiative visant à protéger des vies humaines. Toutefois, le député national a estimé que son application pourrait se heurter à de sérieuses difficultés en raison des états des baleinières ainsi que des besoins des populations. 

« La qualité des matériaux utilisés, les techniques de construction, les dimensions d’embarcation constituent des éléments déterminants pour la sécurité de la navigation. Les baleinières facilitent les déplacements des personnes et l’acheminement des marchandises dans les localités caractérisées par la présence de fleuves, de rivières et des cours d’eau et dans les provinces du Grand Équateur, du Sankuru, du Maï-ndombe », a fait savoir M.Mangay 

Il a également plaidé pour les arguments économiques pour l’approvisionnement des régions en marchandises.

« Un bateau conventionnel disposant d’une capacité de chargement d’environ 1000 tonnes peut nécessiter entre 30 à 60 jours pour achever ses opérations de chargement avant son départ, selon les conditions d’exploitation », a expliqué l’élu du Sud-Ubangi.

Le député national Mangay a également évoqué les causes des accidents. Pour lui, elles ne se limitent pas au bois. Il cite la qualité de construction avec le bois Tola préconisé de 3 cm d’épaisseur, 2m de hauteur, 40m de longueur, la surcharge et la mauvaise répartition des charges, la navigation nocturne sans signalisation, avec des permis parfois délivrés l’après-midi pour un départ de nuit. ACP/Sam

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