Kinshasa, 30 juin 2026 (ACP).- Le ministère de l’Enseignement supérieur s’est engagé à vulgariser dans ses différents établissements les conclusions du colloque scientifique national consacré à l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006, lors d’une cérémonie officielle de restitution à Kinshasa, selon un document consulté mardi par l’ACP.
« Les travaux que nous avons entendus sont désormais un patrimoine scientifique national. Ils ne resteront pas dans un tiroir. Ils ne serviront pas à une polémique. Ils serviront à la décision publique, à la transformation maîtrisée, à la souveraineté intellectuelle de la République.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (Esursi), s’engage, avec le Gouvernement, à : consigner l’intégralité des conclusions dans un Livre blanc scientifique, accessible à toutes nos universités et centres de recherche », a dit Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Esursi, citée dans le document.
Il sera également question, selon la ministre de l’Esursi, d’« organiser des séminaires de vulgarisation dans nos établissements d’enseignement supérieur à travers le pays, transmettre une synthèse opérationnelle au Gouvernement, pour nourrir la suite du processus constitutionnel ».
La professeure Sombo a fait savoir que « Nous ne sommes plus dans le temps de l’évaluation, nous entrons dans le temps de la transformation maîtrisée », avant d’indiquer que ce colloque a démontré une vérité essentielle : l’Université congolaise est adulte, elle peut porter les grands sujets de la nation sans se diviser, elle peut produire une pensée endogène, crédible, utile à la décision publique.
Elle a poursuivi que l’université congolaise peut éclairer l’État sans s’éloigner de sa mission.
C’est cela, a-t-elle dit, le rôle de l’Esursi : « faire de nos amphithéâtres des lieux de solutions, et de nos laboratoires des ateliers de souveraineté ».
Hommage aux chercheurs et appel à un engagement scientifique accru
La ministre Marie-Thérèse Sombo a également salué le sens du patriotisme démontré par les chercheurs qui, au-delà de leurs responsabilités académiques, ont accepté de mettre leur savoir au service de l’intérêt général, tout en insistant insisté sur la qualité des travaux réalisés, fondés sur la rigueur scientifique, l’objectivité et la méthode, loin des passions et des considérations partisanes.
Abordant les défis de demain, Mme Sombo a rappelé que les mutations institutionnelles, économiques, sécuritaires, climatiques et technologiques exigeront une implication toujours plus forte de la communauté scientifique nationale.
« La nation aura toujours besoin de ses scientifiques. Fidèles à leur vocation et à leur devoir patriotique, ils répondront présents. Votre ministère est fier de vous. La République compte sur vous », a-t-elle déclaré.
Une démarche scientifique au service d’un État moderne et efficace
Clôturant son intervention, a démontré que l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006 ne relève ni d’un exercice de circonstance ni d’un effet de mode.
Elle constitue une démarche scientifique et républicaine qui s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Grand Chancelier des Universités et Instituts Supérieurs, celle de bâtir un État fort, moderne, efficace et résolument au service du peuple congolais.
La professeure Sombo, a présidé, lundi 29 juin, à l’Institut National des Arts (Ina ), la cérémonie officielle de restitution du Colloque scientifique national consacré à l’évaluation de la Constitution du 18 février 2006, organisé du 11 au 13 juin 2026 simultanément dans les trois pôles scientifiques de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani en RDC.
Ces assises avaient réuni des constitutionnalistes, juristes, politologues, sociologues, économistes, anthropologues, linguistes, praticiens du droit ainsi que de nombreux chercheurs, mobilisés autour d’une réflexion scientifique visant à contribuer au renforcement de la gouvernance institutionnelle de la RDC.
ACP/ N

