Kinshasa, 30 juin 2026 (ACP).- Le Gouvernement congolais a été chargé mardi par le Chef de l’État Félix Tshesekedi d’assurer avec rigueur et traçabilité la mise en œuvre du Programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », dont le coût global est estimé à 1 million de dollars américains, lors du lancement à Kinshasa, dudit Programme.
« Le coût global du programme est évalué à 1,3 milliard de dollars américains sur six ans, avec une projection de millions d’emplois. (..). Ces chiffres ne sont pas de simples données budgétaires. Ils engagent l’État, le gouvernement et l’ensemble des institutions appelées à intervenir dans la mise en œuvre du programme.
Ils nous obligent à la rigueur, à la transparence aux résultats. C’est pourquoi j’instruis le gouvernement de veiller à sa mise en œuvre rigoureuse, coordonnée et transparente », a indiqué le Président Tshisekedi.
La Primature, a-t-il ajouté, devra assurer la coordination interinstitutionnelle nécessaire afin que les ministères concernés agissent en cohérence avec des plans d’action précis, des échéances claires, des responsabilités identifiées, des budgets sécurisés, des indicateurs véritables et des résultats attendus.
Il a précisé que pour en assurer le démarrage effectif du programme dès cette année, une première ligne de 50 millions de dollars américains a été inscrite au collectif budgétaire 2026.
« Nous espérons et attendons une mobilisation plus accrue des partenaires techniques et financiers pour que cette tranche soit étoffée. Les provinces devront être pleinement associées. Car l’emploi des jeunes ne peut être pensé depuis Kinshasa seulement », a martelé Félix Tshisekedi.
Chaque province devra identifier ses filières porteuses, ses bassins d’emploi, ses besoins en formation, ses chaînes de valeur et ses opportunités propres.
Accompagnement du secteur privé
Par ailleurs, le secteur privé congolais a été invité à accompagner la mise en œuvre du programme présidentiel « Debout Jeunes congolais », à travers l’organisation des stages, l’apprentissage, le mentorat, la sous-traitance locale.
« J’appelle également le secteur privé à prendre toute sa part en ouvrant davantage ses portes aux jeunes à travers les stages, l’apprentissage, le mentorat, la sous-traitance locale, les partenariats avec les centres de formation et l’intégration des jeunes entreprises dans les chaînes de valeur. J’appelle les banques, les institutions de microfinance, les fonds de garantie et les institutions financières à innover », a insisté Félix Tshisekedi.
Pour lui, le manque de garantie ne doit plus être un mur infranchissable pour les jeunes entrepreneurs. Il faut des mécanismes adaptés à leur réalité, sans jamais renoncer à la rigueur, à la traçabilité et à la responsabilité.
ACP/N

