Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).- Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, a dressé, vendredi, un tableau préoccupant de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, devant le Conseil de sécurité.
« La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure complexe, volatile et dévastatrice pour les populations. Des combats intenses se sont poursuivis entre l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC-M23), soutenue par les Forces de défense rwandaises (RDF), et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans certaines localités (…) », a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo.
Il a indiqué que les combats se poursuivent dans plusieurs zones, notamment au Nord-Kivu, malgré les engagements pris dans les différents cadres régionaux de paix, ajoutant que cette situation traduit la difficulté persistante à stabiliser durablement les zones affectées par les conflits armés.
Le responsable onusien a souligné que la Mission de l’Organisation des Nations unies en RDC (Monusco) continue de jouer un rôle important dans la protection des civils et le soutien aux efforts de stabilisation, tout en reconnaissant que les capacités de la mission restent sous pression face à l’intensification des violences.
« La Monusco demeure pleinement engagée dans la mise en œuvre de son mandat sur l’ensemble de sa zone de déploiement, malgré la crise de liquidité qui touche actuellement les opérations de maintien de la paix des Nations unies », a déclaré M. Swan.
Plus de 600 civils tués dans les zones en conflit depuis mars
Il a, par ailleurs, indiqué que les populations civiles continuent de payer le plus lourd tribut aux conflits armés dans l’Est de la RDC. Au Nord-Kivu et en Ituri, depuis le 19 mars, la Monusco a documenté 632 décès de civils à la suite des conflits armés.
James Swan a, enfin, appelé les membres du Conseil de sécurité à maintenir leur engagement en faveur de la stabilisation de la RDC, en renforçant le soutien politique et opérationnel aux mécanismes de paix régionaux ainsi qu’aux efforts humanitaires en cours.
« L’accès humanitaire reste gravement entravé dans ces zones, en dépit des efforts renforcés de la Monusco visant à protéger les populations civiles et à soutenir l’acheminement de l’aide », a-t-il insisté.
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