Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP).- Le Président du regroupement politique Le Centre, Germain Kambinga, a mis en garde vendredi, lors d’un café de presse, contre le discours qu’il a taxé de haine, fait par l’ancien président de la République Joseph Kabila, dans une interview accordée à la Libre Belgique.
« Bien que la RDC soit confrontée à des défis sécuritaires importants, notamment dans sa partie orientale, la situation reste loin de celle d’un État en désintégration. Cette comparaison est inappropriée et excessive au regard de la réalité du pays », du le patron du Centre.
Il s’est dit indigné de ce genre des discours qu’il considère comme alarmistes, susceptibles d’entretenir la peur au sein de la population, au lieu de contribuer à la recherche de solutions.
« Lorsqu’un ancien président s’exprime depuis une zone sous influence étrangère, appelle à la mobilisation contre les institutions en place, et entretient une ambiguïté sur sa position vis-à-vis de ces dynamiques, il devient, de fait, un acteur de ce processus qu’il prétend dénoncer. Il ne s’agit pas ici d’un jugement moral. Il s’agit d’une lecture politique. il n’y a plus aucun doute, Joseph Kabila s’érige aujourd’hui en acteur clé de la soudanation de notre pays, et cela n’arrivera jamais » , a-t-il fait savoir.
Pour ce qui est de l’opposition de l’ancien président de la République a tout changement ou modification de la Constitution, Germain Kambinga estime que Joseph Kabila n’est pas en position de donner des leçons de la démocratie. »On ne peut pas se présenter comme un défenseur intransigeant de l’ordre constitutionnel sans reconnaître un fait politique majeur : on a eu à exercer soi-même le pouvoir au-delà des délais prévus par la constitution », a-t-il déclaré.
Au finish, Kambinga a appelé le peuple congolais à privilégier une lecture responsable de la crise, axée sur le renforcement des institutions et l’appui aux efforts engagés pour restaurer la paix. ACP/Célestin LUTETE

