Kinshasa, 4 juillet 2026 (ACP).- Deux projets de loi sur l’accord de partenariat économique entre les Emirats arabes unis et la République démocratique du Congo, ainsi que celui du nouvel accord international sur le cacao, ont été jugés favorables à la ratification, lors d’une plénière, vendredi, au Sénat.
«Pour le projet de loi relatif à l’Accord de partenariat économique global conclu entre la RDC et les Emirats Arabes unis, signé à Abu Dabi, le 2 février 2026, 74 sénateurs ont voté oui, aucun n’a voté non, un a voté abstention. S’agissant du nouvel accord international de cacao signé à Abidjan le 2 juin 2026, Sur 75 sénateurs, 74 ont voté oui, aucun n’a voté non, un a voté abstention», a déclaré Jean-Michel Sama, président du Sénat.
Selon lui, ces deux textes seront transmis à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture, conformément à la procédure de navette parlementaire prévue à l’article 135 de la Constitution.
Présentant les exposés des motifs de ces projets de loi, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a indiqué qu’ils s’inscrivent dans une même ambition nationale, celle de renforcer la place de la RDC dans les échanges internationaux, de promouvoir la transformation locale de ses ressources, de diversifier ses partenariats, de consolider sa souveraineté économique et d’inscrire sa croissance dans une trajectoire durable, inclusive et créatrice d’emplois.
«Ces textes répondent à un contexte international marqué par la nécessité pour les Etats de bâtir des partenariats nouveaux capables de soutenir la croissance et stimuler l’investissement, de créer des emplois et de lutter durablement contre la pauvreté».
RDC-Emirats Arabes Unis : un partenariat économique avantageux
A cette occasion, Julien Paluku, a indiqué que l’accord de partenariat économique global conclu entre la République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis constitue un cadre global de coopération.
Il a précisé que cet accord ouvre une nouvelle dynamique de partenariats économiques visant à favoriser les flux d’investissements, de biens, de services et de capitaux, dans un cadre juridiquement sécurisé et mutuellement avantageux.
«C’est dans ce contexte que la République Démocratique du Congo et les Emirats Arabes Unis ont engagé un dialogue stratégique en vue de mettre en place un cadre de coopération économique global couvrant notamment l’exploitation responsable des ressources naturelles ainsi que le transfert de technologies et le renforcement des capacités», a-t-il souligné.
D’après lui, cet accord vise notamment à améliorer l’accès réciproque aux marchés des biens et des services, dans le respect des règles du commerce international ainsi que des engagements régionaux et multilatéraux de la République démocratique du Congo.
Il a ajouté qu’il entend également promouvoir et sécuriser les investissements directs entre les deux parties, en favorisant le développement de secteurs porteurs tels que les infrastructures, l’énergie, les mines, l’agro-industrie, les télécommunications et les services financiers.
Le cacao, une source essentielle des revenus d’exportation
Abordant le point relatif au nouvel accord international sur le cacao, signé à Abidjan, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a souligné que le secteur du cacao occupe une place importante dans l’économie agricole mondiale.
Il a indiqué qu’il constitue, pour de nombreux pays en développement, une source essentielle de revenus d’exportation, d’emplois en milieu rural et de lutte contre la pauvreté.
«Le préambule de l’Accord international sur le cacao 2026 reconnaît expressément la contribution du secteur du cacao à la réduction de la pauvreté, à la réalisation des objectifs de développement durable et à la création des revenus décents, en particulier pour les petits producteurs», a-t-il souligné.
Selon le ministre du Commerce extérieur, l’autorisation du Parlement en vue de la ratification de cet accord se justifie au regard de l’article 214 de la Constitution.
Cette disposition prévoit que les traités de commerce, les traités et accords relatifs aux organisations internationales, ainsi que ceux qui engagent les finances publiques ou modifient des dispositions législatives, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi.
Adopté à Genève le 13 février 2026 par la Conférence internationale sur le cacao, le nouvel accord international sur le cacao est appelé à succéder à l’accord international sur le cacao de 2010.
Il vise à renforcer le secteur cacaoyer mondial, à promouvoir son développement durable et à accroître les retombées de la filière au profit de l’ensemble des parties prenantes.
Cet accord a notamment pour objectifs de promouvoir la coopération internationale dans l’économie cacaoyère mondiale, de favoriser des prix équitables, de garantir un revenu décent aux producteurs de cacao, de soutenir une économie cacaoyère durable sur les plans économique, social et environnemental, ainsi que d’encourager la transformation locale, la transparence du marché et les investissements dans la chaîne de valeur du cacao. ACP/L/N

