Jéthro Muyombi,Député national élu de Lubumbashi
Lubumbashi, 24 août 2026 (ACP).-La coordination des mécanismes de contrôle public, a été recommandée par un député national, en vue de prévenir les irrégularités et proposer des sanctions à postériori, lors d’un échange lundi avec l’ACP, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
«La RDC dispose de nombreux mécanismes de contrôle comme l’IGF, la Cour des comptes, l’inspections internes, le contrôle parlementaire, l’administration fiscale, les juridictions financières ou judiciaires, etc. La question n’est donc pas seulement de savoir si nous avons suffisamment de contrôles, mais plutôt celle de savoir si nous avons des contrôles suffisamment coordonnés, proportionnés et efficaces », a déclaré Jéthro Muyombi, député national.
L’élu de Lubumbashi a indiqué qu’une procédure clairement définie, et une responsabilité déterminée, suivi d’une sanction proportionnée, permettrait de concilier efficacité de l’État et efficacité juridique.
« Le nouveau modèle de contrôle proposé par l’IGF est une évolution importante, parce qu’elle déplace le contrôle du curatif vers le préventif », a-t-il ajouté.
« La réforme du contrôle public en RDC ne devrait pas être mesurée au nombre de contrôles effectués, mais à la capacité du système à prévenir des irrégularités et de sécuriser les dépenses publiques. Les droits des personnes contrôlées permettrait de faire du contrôle systémique non pas seulement une nouvelle doctrine de l’IGF, mais un véritable outil de réforme de la gouvernance publique congolaise », a-t-il conclu. ACP/UKEZ/MUD

