Mbuji-Mayi, 26 août 2026 (ACP).- La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, au centre de République démocratique du Congo(RDC) s’affirme comme une plaque tournante des flux migratoires multi-provinciaux vers le bassin minier du Katanga (Haut-Katanga et Lualaba), a appris l’ACP mardi lors d’un entretien.
« La ville de Mbuji-Mayi s’impose aujourd’hui comme un carrefour de transit national où convergent des citoyens venus de certaines provinces de la RDC, en quête d’opportunités économiques dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, notamment à Lubumbashi et à Kolwezi, contrairement aux idées attribuant la migration vers les provinces minières du Haut-Katanga et du Lualaba aux seuls habitants Est-Kasaïens. Nous sommes des témoins oculaires des identités nationales des passagers embarquant à destination de ces villes », a déclaré M. Jean Claude Tshitamba, chef du parking Tshiala Muana dans la commune de Dibindi à Mbuji-Mayi
Selon ce responsable, la population des passagers en partance pour le grand Katanga reflète la diversité de la mosaïque nationale.
Sur le plan économique, M. Tshitamba souligne que l’option de la voie routière s’impose en raison du coût élevé du transport aérien et de l’attractivité des tarifs pratiqués au départ de Mbuji-Mayi.
« Quitter par avion, c’est vraiment difficile pour ces bourses. La raison est simple : ici, le coût est vraiment abordable et discutable. Ça varie entre 60 000 FC et 85 000 FC. Quand quelqu’un voit qu’en payant 60 000 ou 65 000 FC il peut atteindre Lubumbashi, il préfère le camion. De plus, les camions qui ramènent des marchandises depuis Lubumbashi repartent souvent à vide. Les gens en profitent donc pour se déplacer à moindre coût », a-t-il ajouté.
D’après les témoignages recueillis sur place par le responsable de ce parking, la recherche d’emploi, la réunification familiale et le regroupement conjugal constituent les principaux motifs de ces déplacements. ACP/M/B

