Kinshasa, 06 août 2026 (ACP).- La suspension du contrôle technique et de la taxe de numérotation (autocollant) sur les taxis-motos de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été sollicitée auprès de l’autorité urbaine par un député provincial, selon une correspondance consultée jeudi par l’ACP.
« En ma qualité de député provincial, élu de Kinshasa/Ngaliema, j’ai l’honneur de porter à votre haute attention les préoccupations majeures des motocyclistes de notre ville (…). Monsieur le Gouverneur, sans méconnaître l’importance du contrôle technique pour la sécurité routière et considérant l’attention que vous accordez à cette catégorie des contribuables, je sollicite respectueusement de votre autorité la suspension du contrôle technique et de la taxe de numérotation (autocollant) sur les taxis-motos », a écrit Nicolas Wemakoy, député provincial, élu de la circonscription électorale de Ngaliema.
« Votre intervention diligente est attendue pour restaurer la confiance des motocyclistes envers les autorités de la ville. Elle peut constituer une source de motivation pour eux afin de vous accompagner dans la vaste campagne de digitalisation des opérations de perception de la taxe de stationnement et à la construction des parkings ainsi que des airs de stationnement afin d’assurer une gouvernance respectueuse des réalités sociales », a-t-il ajouté.
Dans cette correspondance, l’élu de Ngaliema a expliqué à l’autorité urbaine que les motocyclistes rencontrent de sérieuses difficultés qui les empêchent d’exercer leur métier en toute quiétude et dignité.
« Il s’agit, entre autres, de : la taxe de stationnement de la taxe motos qui s’élève à 156.000 CDF par an , de l’assurance : 125$ par an , de la fiche de renseignement: 15.000 CDF par an , du permis de conduire : 45$ , de l’autorisation de transport: 75.000CDF par an , du contrôle technique: 70$ par An , de la taxe de numérotation: 85.000 CDF par an , de la vignette: 40$ par an », a-t-il renchéri.
« En effet, ces courageux compatriotes chaque jour bravent la peur, déclinent les offres de la criminalité et contribuent de manière significative à l’économie urbaine. Leur activité, bien que modeste, nourrit des familles entières et participe à la mobilité de millions de Kinoises et Kinois », a-t-il soutenu. ACP/B

