Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).- La justice a été appelée à trancher dans un dossier de destruction d’une ferme de maïs, appartenant à un privé, par une entreprise minière sur l’axe Likasi-Kambove, deux territoires du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon une correspondance parvenue, lundi, à l’ACP.
«La justice doit trancher pour que pareille situation n’arrive plus à une autre personne», a déclaré Lucien Lumano, ministre provincial des Mines et Hydrocarbures du Haut-Katanga, cité par la source.
Ce membre de l’exécutif de cette province cuprifère a été invité à mettre de l’ordre dans son secteur, par la même source.
Pour le communs des mortels, M. Mwilambwe Shabanza, propriétaire de la ferme, reste dans ses droits, lui qui a vu ses étendues de maïs être détruites par la société minière Kaipeng mining (KPM).
«M. Mwilambwe Shabanza était dans ses droits et dispose de tous les documents authentiques. La société KPM doit indemniser M. Mwilambwe», a soutenu la source.
Selon toujours cette source, après avoir entendu la partie mise en cause dans cette affaire de la destruction d’un champ de maïs par l’entreprise KPM, opérant sur l’axe Likasi-Kambove, le ministre provincial des Mines et son collègue de l’Environnement ont passé à une étape décisive. Ils ont mis face à face la partie incriminée, représentée par son directeur général (DG) ainsi que son associé d’origine congolaise, et la partie victime, représentée par le responsable de la ferme détruite, M. Mwilambwe, afin d’établir la vérité et remettre la victime dans ses droits.
Au cours de cette confrontation, à en croire la source, les deux parties ont présenté, chacune, leurs documents. La source a soutenu que le fermier a présenté des documents attestant leur authenticité, tandis que ceux de la partie incriminée suscitent de sérieuses réserves. Pour l’heure, le dossier est au niveau de la justice, sur ordre de Martin Kazembe, gouverneur a.i. ACP/JF

