Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).– Le proxénétisme, communément appelé « dealer », de plus en plus pratiqué en République démocratique du Congo (RDC), est l’une des violences sexuelles sanctionnées par le Code pénal, a relevé, lundi, à Kinshasa, un avocat, lors d’un entretien avec l’ACP.
«Le proxénétisme dit aussi ‘’ phénomène dealer ‘’, en vogue à Kinshasa, est punissable, car il constitue l’une des formes de violences sexuelles punissables par le Code pénal», a déclaré Me Arthely Miela, avocat au barreau du Kongo Central.
Selon cet avocat, cette infraction, qui est prévue à l’article 174 b du Code pénal congolais, prévoit une peine de servitude pénale de trois mois à cinq ans, et d’une amende de cinquante mille (50.000) à cent mille (100.000) francs congolais (FC), ou de l’une de ces peines seulement.
Cette infraction, a-t-il ajouté, s’applique à quiconque, pour satisfaire les passions d’autrui, exploite habituellement de quelque autre façon la débauche ou la prostitution d’autrui.
Et de poursuivre : «Elle s’applique également à quiconque aura tenu une maison de débauche ou de prostitution».
Pour Me Miela, le proxénétisme est une infraction qui existe, même si le consentement était donné. «En se basant sur l’article 174 b, dans son premier point, le « proxénétisme est le fait d’exploiter habituellement, de quelque autre façon, la débauche ou la prostitution d’autrui. Donc c’est une personne qui vit, en tout ou en partie, au dépend d’une personne dont elle exploite la prostitution», a-t-il martelé.
Ensuite, il a appelé la population congolaise à dénoncer ces actes qui détruisent la vie de plusieurs jeunes filles.
«J’invite la population congolaise à dénoncer ces actes qui ont des conséquences fâcheuses sur la vie de ces filles, qui se livrent à ces pratiques. Mais aussi, ça ruine leurs réputations, ça peut leur porter préjudice dans le futur», a-t-il soutenu, avant d’inviter les autorités à prendre leurs responsabilités en main pour éradiquer ce phénomène.
Rappelons que le proxénétisme est l’une des formes des violences sexuelles érigées en infraction, dont le modus operandi est plus objectif au regard de l’évolution de la criminalité sexuelle en RDC. ACP/JF

