Kinshasa, 22 septembre 2026 (ACP).- Le Conseil supérieur de la magistrature a condamné avec la plus grande fermeté l’assassinat du magistrat Vincent Muana, président de la Cour d’appel du Haut-Katanga à Lubumbashi, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC), dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
« Le Conseil supérieur de la magistrature condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui a coûté la vie d’un haut magistrat en plein exercice de ses fonctions et exprime sa vive préoccupation face à la montée des actes d’insécurité visant les acteurs de la justice », a-t-on lu dans ce communiqué signé par Télesphore Nduba, secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature.
Selon cette même source, la disparition brutale de ce magistrat constitue une perte douloureuse pour la magistrature congolaise et exige des autorités compétentes de diligenter sans délai des enquêtes approfondies, afin d’établir les circonstances exactes de ce drame, d’identifier les auteurs, leurs éventuels complices et commanditaires, et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Cette même source a aussi appelé, par ailleurs, les autorités en charge de la sécurité publique à prendre toutes les dispositions nécessaires pour renforcer la sécurité et la protection des magistrats et de leurs résidences, afin de permettre à ces derniers d’exercer leurs fonctions dans des conditions de sécurité et de sérénité.
« En cette douloureuse circonstance, le Conseil supérieur de la magistrature présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique de l’illustre disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du personnel judiciaire du Haut-Katanga et de la République », a rapporté la source.
Par ailleurs, cette source a également indiqué que le Conseil supérieur de la magistrature relance les débats sur le port d’arme de petit calibre reconnu au magistrat en tant que droit prévu par l’article 19, point 5 de la Loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats tel que modifié par la loi du 1er août 2015 et lance l’appel aux autorités compétentes, afin de faciliter les procédures pour que cette dotation soit effective dans les meilleurs délais, car cette arme d’autodéfense personnelle pourrait avoir un effet dissuasif certain.
Enfin, il réitère avec force son attachement en faveur de la protection de la vie humaine, à l’intégrité physique et morale des magistrats, à l’Etat de droit et à l’indépendance du pouvoir judiciaire conformément à la Constitution et aux lois de la République, a conclu la source.
ACP/Bil

