La présentation du spectacle de danse ‘’Mami Wata’’prévue samedi à Kinshasa

Kinshasa, 17 avril 2026 (ACP).– La présentation du spectacle de danse ‘’Mami Wata’’ (sirène), de la danseuse suisse Nina Berclaz, est prévue samedi à Kinshasa, dans le cadre de la 15ᵉ édition du festival de danse contemporaine « Me Ya Be », à l’École belge, en République démocratique du Congo ( RDC), a expliqué l’artiste vendredi à l’ACP.

« J’ai fait une performance en 2022 où j’ai été perçue par les Kinois comme Mami Wata. Cela a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Beaucoup de gens se sont posé des questions : “Est-ce que c’est Mami Wata ? Est-ce qu’elle est dépigmentée ? Est-ce que c’est une femme ? Est-ce que c’est un homme ?”. Du coup, j’ai trouvé que cette question de l’appropriation de la mythologie était très intéressante », a déclaré la danseuse.

«C’était aussi la première fois que je me retrouvais à performer en tant que Suissesse, sachant que c’est ma deuxième nationalité. Je pose donc la question de cette mythologie de la sirène que l’on retrouve un peu partout dans le monde. Comment recréer ce lien entre le Congo et la Suisse ? », a- t-elle ajouté.

Selon elle, cette performance vise également à soulever des questions liées à l’environnement et à l’écologie. « Comment l’Europe voit-elle les déchets, contrairement à l’Afrique ? Ma réflexion autour de la sirène vise aussi à interroger la protection de l’environnement. La figure de la sirène est liée à la préservation de la nature, des eaux et aux droits des femmes », a-t-elle expliqué.

Cette édition constitue également une occasion pour la compagnie de Jacques Banayanga d’étudier et d’observer le travail des autres artistes ainsi que leurs performances.

Pour rappel, le festival ‘’Me Ya Be’’ a déjà permis à plusieurs chorégraphes de se faire connaître et de se produire à l’étranger. Cette année, le festival soutient 75 danseurs qui présenteront leurs performances.

L’événement se déroule sur plusieurs sites, notamment l’École belge, l’Institut français, l’espace Vélingua, l’espace culturel Vik ainsi qu’un orphelinat.

Pour cette 15ᵉ édition, le festival vise à promouvoir la culture congolaise et à favoriser les échanges avec d’autres pays, notamment autour de la danse. Cette édition est particulière, car elle s’étend sur deux semaines au lieu d’une seule, avec 28 spectacles réunissant des compagnies issues des 24 communes de Kinshasa. Chaque groupe présente une performance courte, mettant en avant de jeunes danseurs et chorégraphes accompagnés depuis 2023 dans un programme de formation.

ACP/C.L.

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