AIEA : la France invite les Etats à revoir les modèles énergétiques

Kinshasa 10 mars 2026 (ACP).- Le président français a invité mardi les Etats membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à revoir les modèles énergétiques, qui doivent être en mesure de combiner décarbonations, emplois et souveraineté énergétique, ont rapporté les médias internationaux.

« Le contexte géopolitique mondial et les tensions géoéconomiques croissantes, comme l’illustrent encore les événements en cours au Moyen-Orient, nous poussent à revoir nos modèles énergétiques, qui doivent être en mesure de combiner décarbonations, emplois et souveraineté énergétique », a déclaré Emmanuel Macron, président français.

« Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies », a dit le président français en ouverture du sommet.

Paris a accueilli mardi, une quarantaine de représentants d’États pour le deuxième sommet consacré à la relance du nucléaire civil, présenté comme un levier de souveraineté énergétique, dans un contexte marqué par la guerre au Moyen–Orient. 

En partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’ouvre dans une année 2026 marquée par le 15e anniversaire de l’accident de Fukushima (Japon) et le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine), avec pour objectif d « identifier les mesures pratiques nécessaires » pour concrétiser la relance d’une énergie nucléaire « sûre et accessible à tous », en avançant notamment sur le sujet épineux du financement.

« Pour développer tous ces projets partout dans le monde, nous avons besoin des acteurs privés », en parallèle des financements publics, comme ceux des grandes banques multilatérales de développement, comme la Banque mondiale, insiste l’Élysée

 La France est l’une des principales puissances du nucléaire civil au monde (57 réacteurs), le sommet devrait réunir une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des États-Unis et de la Chine – principaux acteurs historiques du secteur –, des États européens et des pays membres du G7.

Après une première édition à Bruxelles en 2024, ce sommet en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’ouvre dans une année 2026 marquée par le 15e anniversaire de l’accident de Fukushima (Japon) et le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine).

Par ailleurs, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIEA) Fatih Birol a ajouté qu’il est dans l’intérêt des pays européens, pour leur sécurité énergétique et pour leur souveraineté, de développer davantage leurs énergies renouvelables – solaire, éolienne et autres – et d’opérer un retour en force de l’énergie nucléaire. ACP/

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