Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP/Xinhua).- Le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que son pays est prêt à poursuivre ses contrattaques de missiles contre Israël et les bases américaines en Asie occidentale aussi longtemps que nécessaire, a rapporté l’Agence Chine nouvelle.
« Les attaques américaines et israéliennes contre les installations de missiles iraniennes n’avaient pas réussi à mettre fin aux frappes de représailles, l’Iran les poursuivrait aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps qu’il le faudrait », a déclaré Seyed Abbas Araghchi, ministre iranien des affaires étrangères.
« Les Etats-Unis et Israël n’ont pas de stratégie réaliste, Ils ont simplement commencé à nous attaquer aveuglément et visent des zones résidentielles, des hôpitaux, des écoles et des infrastructures, ce qui est très dangereux », a – t – il ajouté.
Il a, commentant la sélection du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei, exprimé qu’elle témoignait de la continuité des politiques anti-américaines et anti-israéliennes de l’Iran et de la stabilité du pays.
Par ailleurs, il a assuré que la reprise des négociations avec les Etats-Unis n’est pas une option, citant « toutes les expériences amères des discussions avec les Américains ».
Le ministre iranien Araghchi a attribué la hausse des prix mondiaux de l’énergie au ralentissement ou à l’arrêt de la production et du transport régionaux de pétrole en raison de « l’agression » américano-israélienne contre l’Iran, affirmant que l’Iran « n’avait pas fermé le détroit d’Ormuz » et « n’empêchait pas la navigation dans ce détroit ».
Le 28 février dernier, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et plusieurs autres villes iraniennes, tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei, ainsi que des commandants militaires de haut rang et des civils. L’Iran a riposté en lançant des vagues de frappes de missiles et de drones visant des intérêts israéliens et américains au Moyen-Orient.
Les répercussions régionales plus larges du conflit suscitent des inquiétudes quant à des perturbations des exportations de pétrole et des marchés énergétiques mondiaux, principalement en raison des risques pour le transport maritime dans le détroit d’Ormuz. ACP/

