Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).- La présidente de la Commission européenne, a annoncé mardi à paris au cours du sommet organisé pour la relance de la filière, que l’UE a fait une erreur stratégique en réduisant les investissements dans le nucléaire civil en Europe pour dévoiler sa stratégie afin d’accélérer le développement des petits réacteurs nucléaires modulaires, ont rapporté les médias internationaux.
« La réduction de la part du nucléaire était un choix et, à la réflexion, l’Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, économique et peu émettrice », a déclaré Ursula von der Leyen présidente de la commission européenne.
En effet, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont appelé à un important soutien au nucléaire civil, présenté par ces derniers comme un levier de souveraineté énergétique.
Organisé par la France, l’une des principales puissances nucléaires civiles au monde (57 réacteurs), ce sommet devrait réunir une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des Etats-Unis et de la Chine – principaux acteurs historiques du secteur, des Etats européens ainsi que des pays membres du G7.
Paris entend faire de ce sommet une « séquence » politique dans la continuité de la déclaration de la COP28 à Dubaï visant à tripler les capacités nucléaires installées à horizon 2050. Une trentaine de pays y ont souscrit et la France souhaite voir de nouveaux Etats endosser cette feuille de route.
En outre, l’Union européenne doit aussi y dévoiler sa stratégie pour accélérer le développement des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) en Europe, visant une première commercialisation à l’horizon 2030.
Bruxelles de son côté redoute d’être pris de vitesse par la Chine et les Etats-Unis et voudrait pousser les start-ups européennes à s’associer afin d’aller plus vite.
Par ailleurs, en 2022, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la guerre au Moyen-Orient a rappelé la vulnérabilité des pays dépendants aux importations d’énergies fossiles, entre risques d’approvisionnement et volatilité des marchés, mettant en lumière l’importance des énergies décarbonées souveraines, dont les renouvelables et le nucléaire.
Ursula von der Leyen a déclaré que « le président français avait incité chaque acteur public et privé à prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements en faveur du développement du nucléaire civil, un véritable secteur d’avenir pour nos énergies, nos sociétés, nos pays ».
Soulignant que « J’appelle aussi les banques et les fonds d’investissement qui doivent faire un effort, notamment en capital-risque pour les projets les plus risqués ». Il a pris en exemple le Royaume-Uni, appelant les Européens à aller encore un cran plus loin en la matière. ACP/

