Kinshasa, 26 mai 2026 (ACP).- Le nouveau président de l’Assemblée nationale du Sénégal a assuré mardi qu’il n’utiliserait pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel, après son installation au perchoir de cette institution, ont informé les médias internationaux. « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel, pour créer une crise institutionnelle ou des problèmes au Président de la République. Aucun député avec moi n’utilisera cette institution pour une vendetta personnelle », a déclaré Ousmane Sonko, nouveau président de l’Assemblée nationale du Sénégal. « L’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement. Elle usera de manière responsable de tous les leviers de contre-pouvoirs. Nous voterons les lois conformes à l’intérêt général et rejetterons celles qui ne le sont pas », a-t-il ajouté. Par ailleurs,L’ancien chef du gouvernement a félicité son successeur, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, nommé lundi par le président Faye qui l’a chargé ensuite de former un gouvernement « dans les plus brefs délais ».
Il a reconnu en son successeur des qualités malgré « leurs divergences sur le franc CFA et la gestion de la dette », 132 % du PIB, un de ses points de désaccord avec le chef de l’Etat. Sonko a, en outre, estimé que dans toutes les démocraties, l’exécutif ne peut pas nommer un gouvernement sans se concerter avec la majorité. « C’est la majorité à l’Assemblée nationale qui doit gouverner. Avant de nommer un premier ministre, le Président de la République devait en discuter avec la majorité dans le pouvoir et dans l’opposition », a-t-il dit. En effet, l’ancien Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, quatre jours après avoir été limogé par le Chef de l’Etat, au cours d’une séance boycottée par l’opposition qui dénonce « un coup d’Etat constitutionnel ». Un « coup d’Etat institutionnel » est en préparation avec ce « forcing que la majorité veut imposer », lundi. Pour sa part, la cheffe des députés de la principale coalition de l’opposition, Aïssata Tall Sall a dénoncé un « coup d’Etat institutionnel » qui est en préparation avec le « forcing que la majorité veut imposer ». Le nouveau chef des députés a été longuement applaudi par les députés de son parti, qui détient 130 des 165 sièges du Parlement, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Il remplace El Malick Ndiaye, qui avait démissionné dimanche. A la tête de l’Assemblée, M. Sonko devient la deuxième personnalité de l’Etat et se pose désormais la question pour le Président de pouvoir gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques. ACP/

