Kinshasa, 15 Juin 2O26 (ACP). – Le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme a annoncé lundi que les viols et les violences sexuelles sont omniprésents au Soudan, alors que 1.000 civils ont été tués par l’extension du conflit avec une forte augmentation du recours aux drones de guerre entre janvier et février derniers, ont rapporté les médias internationaux.
« Au Soudan, l’horrible conflit s’est étendu et intensifié, marqué par une forte augmentation du recours aux drones de guerre. Entre janvier et mai 2026, notre bureau a documenté plus de 1 000 civils tués lors de frappes de drones », a déclaré Volker Türk, Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme.
Selon lui, environ 19,5 millions de soudanais, soit plus de 4O% de la population, font face à une faim aiguë, laquelle plonge le pays dans un théâtre de la plus importante crise de déplacements de population au monde
Les Nations-Unies avertissent que 200.000 personnes ont perdu la vie au cours de cette guerre dont les combats et les attaques de drones se sont intensifiés ces derniers mois dans la région du Kordofan et l’Etat du Nil Bleu, près de la frontière éthiopienne, notamment après la prise de la ville d’El-Facher en octobre 2O25 par les FSR, ultime bastion important de l’armée dans l’ouest du Darfour.
Ces affrontements entrés dans leur quatrième année, engendrent une pire crise humanitaire mondiale, d’autant plus que le plan de réponse humanitaire 2026, nécessitant 2,9 milliards de dollars pour venir en aide à plus de 20 millions de personnes, n’est financé qu’à 16%, avec seulement 465 millions de dollars disponibles.
En avril dernier, lors d’une conférence co-organisée à Berlin par l’Allemagne, l’union africaine, l’union européenne, la France et les Royaume-Uni, des dirigeants du monde entier se sont convenus d’apporter leur soutien au Soudan confronté à une intensification des besoins humanitaires.
L’ONU condamne l’exécution de plusieurs dizaines de personnes en Iran
Par ailleurs, Volker Türk a condamné l’exécution par les autorités iraniennes d’au moins 4O personnes dont 18 manifestants pour des raisons de sécurité nationale.
« Les autorités ont intensifié leur répression brutale, procédant à des milliers d’arrestations et imposant des restrictions encore plus sévères à l’espace civique. Elles ont exécuté au moins 40 personnes pour des raisons de sécurité nationale depuis le début de l’année, dont 18 manifestants », a poursuivi le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme.
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