Kinshasa, 26 novembre 2026 (ACP).- Quatre pourcent (4%) des recettes fiscales ont été rétrocédés aux entités territoriales décentralisées, a appris l’ACP lors d’un atelier de restitution de l’enquête sur le potentiel fiscal et mauvaises pratiques de gouvernance dans six communes de Kinshasa en République démocratique du Congo, par le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL).
« Les enquêtes font état seulement de 4% de la rétrocession reversés aux entités territoriales décentralisées. Cette situation montre que les communes sont asphyxiées », a dit en substance M. Paulin Kibendelwa expert anti-corruption au Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL).
Selon lui, Cet atelier a consisté à mettre au clair les résultats de notre enquête sur le potentiel fiscal et les mauvaises pratiques dans six communes de Kinshasa, à savoir ; N’sele, Masina, Kimbaseke, Kasa-vubu, Lemba et Gombe.
L’enquête a été menée, a-t-il dit, pour voir pourquoi il y a des problèmes, pourquoi ils sont moins performants et qu’est-ce qu’il faudra faire pour qu’ils essaient de relever leurs capacités de mobilisation des recettes.
Il a, à cet effet, préconisé la digitalisation du circuit de la recette et sortir du circuit papier soulignant que la plupart des communes ne savent pas comment arrêter les fuites aussi ne savent même pas les sources des recettes mobilisées sur le terrain.
Prenant part à cet atelier de restitution, Mario Caivano, conseiller à l’Union européenne (UE), a indiqué que les enquêtes dont le résultat a été présenté aujourd’hui s’inscrivent aussi dans le cadre de l’appui que son organisme apporte à la RDC depuis des années pour appuyer la décentralisation financière et renforcer la gouvernance locale.
« Pour moi, il s’agit aussi d’un bon exemple de l’intérêt, l’implication des organisations de la société civile, ici le CREFDEL, dans le suivi et le monitoring de la gouvernance et la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il fait savoir.
À l’en croire les conclusions et les perspectives dégagées dans les échanges de cet atelier seront aussi le point de départ pour des réflexions et éventuelles pistes d’amélioration pour le futur.
De son côté, le bourgmestre de la commune de Gombe, Léopold Mazambi Zola, s’est montré optimiste quant à la suite de résultat de cette enquête.
« Comme vous le savez, du mois de mai à celui de septembre de cette année, une équipe d’experts du Centre de recherche des finances publiques et développement local, (CREFDL) dans le cadre de l’assistance technique issue du partenariat UE-RDC, a abattu un travail de titan », a-t-il renchéri.
Concernant le sort réservé aux finances publiques, le cas des communes de N’sele, Kimbaseke, Masina, Lemba, Kasa-Vubu, et Gombe, les faiblesses, les incohérences, les manquements et les irrégularités relevées de manière transversale dans ces six communes pilotes étaient l’ampleur des dégâts appellent réparation », a-t-il indiqué.
D’après cet officiel, il nous appartient donc, à la lumière du rapport d’enquête, d’établir les responsabilités et de procéder aux corrections requises pour débarrasser notre paysage financier d’éléments nuisibles à sa croissance. ACP/UKB

