Kinshasa, 21 septembre 2026 (ACP).- La paix a été exigée pour combattre les guerres silencieuses, particulièrement les stéréotypes dont les femmes sont victimes en République démocratique du Congo (RDC), selon une note éditoriale d’un magazine consulté lundi, à Kinshasa, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre de chaque année
« Nous commémorons la Journée internationale de la paix. Mais n’oublions pas les femmes qui vivent une forme des guerres silencieuses. Celles qui ont peur de rentrer seules, celles qui subissent le harcèlement pour conserver leur emploi, celles qui sont humiliées pendant leur accouchement, celles dont l’ambition est constamment questionnée, celles qui doivent encore se battre pour disposer librement de leur corps, de leur avenir et de leurs rêves », a-t-on lu dans le magazine < Le coup de gueule de la femme >, éditée par Kikina Mungul.
« Le monde parle de paix, des guerres, des conflits, des victimes, de réconciliation. Nous voulons poser une autre question : la paix des femmes, elle est où ? Car la paix ne devrait pas seulement signifier l’absence de guerre » , a-t-elle ajouté.

Selon Mme Mungul, la paix, c’est aussi pouvoir vivre sans avoir peur, marcher dans la rue sans craindre d’être agressée, suivie ou harcelée.
« Pour les femmes, la paix c’est aussi prendre un transport en commun sans subir des attouchements. C’est pouvoir rentrer chez soi sans devoir calculer son itinéraire en fonction des endroits dangereux. C’est pouvoir dire « NON », sans avoir peur des conséquences », a-t-elle relevé.
« Nous avons des lois, des conventions, des politiques publiques, mais dans la vie quotidienne, trop de femmes continuent de composer avec la peur, le harcèlement, les violences et les discriminations. La paix se construit dans les traités internationaux, mais aussi dans une rue, un bus, un bureau, une école, un hôpital, un foyer. Parce que la paix, ce n’est pas seulement ne plus entendre les armes, c’est pouvoir entendre ses propres rêves sans que la peur ne couvre leur voix« , a-t-elle renchéri
La paix, socle de l’épanouissement des femmes
En outre, l’éditrice de « Le coup de gueule de la femme, a défini la paix comme le socle de l’épanouissement des femmes dans les secteurs professionnel, educatif, sanitaire, etc.
« Une femme devrait chercher un emploi, passer un entretien, travailler et évoluer professionnellement sans que son corps devienne une monnaie d’échange. Elle devrait pouvoir refuser les avances d’un supérieur sans craindre pour son emploi« , a-t-elle insisté, précisant qu’un poste ne devrait jamais avoir le prix du consentement.
Ell a fait savoir la paix donne aux femmes le droit d’accoucher dans la dignité. « Une femme devrait pouvoir mettre son enfant au monde sans être insultée, humiliée ou maltraitée. Elle doit être écoutée, informée et respectée. Donner la vie ne devrait jamais signifier perdre ses droits« ,a-t-elle soutenu. Pour elle, l’ambition doit constituer une paix plus silencieuse chez la femme et non une menace pour son foyer.
Selon la source, cette note éditoriale du magazine < Le coup de gueule de la femme >, avait pour thème : <La paix au féminin : celle que les femmes attendent encore >.
ACP/KD/PN

