« Le règlement du conflit dans l’Est de la RDC est une priorité absolue pour les Etats-Unis » (Conseil de sécurité de l’ONU)

Kinshasa, 26 mars 2026 (ACP).- Le règlement du conflit dans l’Est de la RDC est une priorité absolue pour le Président Trump et le Secrétaire d’État Rubio, a indiqué jeudi le représentant des Etats–Unis d’Amérique à l’issue du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, à New York, ont informé les médias internationaux.

 « Les accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 à l’Institut Donald J. Trump pour la paix, marquent un revirement décisif ouvrant la possibilité d’une coopération mutuellement bénéfique, a fait valoir le représentant des États-Unis », Massad Boulos, représentant des Etats–Unis d’Amérique.

Il a mentionné notamment la création de mécanismes de coordination de la sécurité et le lancement d’une piste pour le processus de paix au sens large.

 « Avec le soutien des partenaires africains et de la communauté internationale, ces accords reposent sur des engagements de bonne foi pris par les deux pays », a-t-il ajouté.

Le représentant américain a également misé sur le processus de Doha et a apprécié le processus de médiation de l’Union africaine, dont bénéficient les humanitaires sur le terrain, expliquant les raisons de l’imposition de sanctions américaines, ce mois-ci, aux forces de défense rwandaises et à quatre de leurs généraux : « ceux qui sapent la paix doivent en assumer les responsabilités ».

RDC : le Pakistan appelle à accorder à la MONUSCO un rôle accru dans le Sud-Kivu

En outre, le représentant du Pakistan Asim Iftikhar Ahmad, a constaté que la réduction dans les effectifs de la MONUSCO « à tous les niveaux » affecte négativement la capacité de la mission à mettre en œuvre son mandat et nuit en outre à la sécurité des Casques bleus.

« Il faut accorder à la MONUSCO des ressources à la hauteur des besoins, notant que la mission est dans une position unique pour appuyer la stabilisation et la protection des civils », a-t-il affirmé.

 « Il conviendra d’ailleurs de lui accorder un rôle accru dans le Sud-Kivu lorsque les conditions le permettront », a-t-il estimé.

Dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), l’usage croissant de drones et d’armes explosives dans des zones densément peuplées fait des ravages parmi les civils, a alerté l’ONU.

Il sied de rappeler qu’en février dernier, une trentaine de frappes de drones et de raids aériens ont été recensés, un record sur un mois, selon l’ONG ACLED. À Goma, une attaque récente a tué une employée de l’UNICEF et au moins deux autres personnes.  À Kisangani, des frappes répétées ont semé la panique et forcé des habitants à fuir.

 Pris dans une spirale de violences mêlant groupes armés, ingérences étrangères et tensions ethniques, les civils paient un lourd tribut. L’ONU fait état de plus de 1 300 morts dont 600 exécutions sommaires, et de milliers d’abus ces derniers mois.

Malgré l’urgence, le manque de financements freine les enquêtes et limite la capacité d’action des Nations Unies, alors que l’insécurité continue de s’étendre.

ACP/

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