RDC : garantir la sécurité du journaliste recommandé dans les zones de conflit

Kinshasa, 26 mars 2026 (ACP).- Garantir la sécurité des journalistes à l’échelle nationale dans les zones de conflit en République démocratique du Congo a été recommandée jeudi à Kinshasa, capitale du pays, lors d’un point de presse portant sur la publication d’un nouveau rapport de reporters sans frontière (RSF).

«Nous recommandons de garantir la sécurité des journalistes à l’échelle nationale, notamment dans les zones de conflit, en mettant en place un mécanisme indépendant de protection des journalistes pour les doter d’un système d’alerte rapide », a déclaré Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de RSF.

Il a recommandé de mettre fin aux attaques physiques et aux menaces contre les journalistes, y compris par des personnalités politiques ; d’ouvrir systématiquement des enquêtes en cas d’atteinte contre les journalistes et poursuivre les responsables, afin de lutter contre l’impunité.
«Nous recommandons au gouvernement à travers le ministère de la Communication et Médias de faciliter le travail des correspondants internationaux et indépendants en rendant les procédures d’accréditation abordables et transparentes », a dit M Sadibou.

Pour lui, garantir le droit au retour sûr et sans représailles des journalistes exilés et de leurs familles et, pour les pays d’accueil, assurer la sécurité des journalistes exilés sur leurs territoires, y compris contre les actions de répression transnationale; mettre fin aux coupures d’internet, en particulier lors des élections ou des manifestations, ainsi que veiller à ce que les organes de régulation des médias soient indépendants, transparents et impartiaux et qu’ils n’émettent pas de sanctions arbitraires contre les médias et les journalistes.

« Cette conférence est spéciale, parce que c’est ici, à Kinshasa, que nous allons avoir la primeur d’un rapport inédit sur le quotidien que vivent les journalistes congolais et dans les cinq autres pays de la sous-région des Grands Lacs, qui sont plongés depuis plusieurs décennies dans une grave crise sécuritaire. Notre conférence est aussi spéciale parce que, comme vous le savez, Reporters sans frontières est la plus grande organisation de défense des journalistes dans le monde et dispose d’un statut consultatif aux Nations Unies et à l’Unesco. C’est le plus grand partenaire de Jed, et je voudrais rappeler que c’est Reporters sans frontières qui est à l’origine de la journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, que nous célébrons le 2 novembre de chaque année », dit Tshivis Tshivuadi, secrétaire général et porte-parole de  l’ONG Journaliste en danger (Jed).

Selon lui, Jed a toujours considéré que les arrestations des journalistes, les emprisonnements des journalistes, les menaces et même les agressions physiques ne visent qu’une chose, c’est faire peur et faire taire des journalistes. C’est pour ça qu’ils se mobilisent pour relever les défis qui sont nombreux.

Cette conférence est organisée dans le cadre de la publication du nouveau rapport de RSF, axé sur le thème « Dans la peau d’un journaliste dans les Grands Lacs : immersion dans le quotidien des reporters dans une région marquée par l’instabilité ».

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