Kasaï-Oriental : 257 femmes contre 540 hommes enregistrés candidats à la députation nationale 2023

Mbuji-Mayi, 27 septembre 2024 (ACP).– Le nombre de femmes candidates à la députation nationale aux élections de 2023 enregistré au Kasaï-Oriental, dans le centre de la République Démocratique du Congo, était de 257 contre 540 hommes, a indiqué le chargé des questions juridiques au secrétariat exécutif provincial de la centrale électorale.

« Nous avons démontré qu’au niveau de la députation nationale, 257 femmes, contre 540 hommes, ont été enregistrées comme candidats à la députation nationale. Il y a eu moins de femmes que d’hommes jusqu’au niveau des conseillers communaux. Mais, la CENI estime qu’elle a fait sa part, et elle continuera à en faire davantage pour promouvoir la participation de la femme », a laissé entendre Me Sylvain Mfunyi Kananga, chargé des questions juridiques au secrétariat exécutif provincial de la CENI au Kasaï-Oriental, au cours de la session d’échanges organisée du 26 au 28 septembre à Mbuji-Mayi.  

« Ces statistiques, nous les avons relevées dans cette session où il nous a été demandé de faire la lecture de la CENI sur la prise en compte du genre et l’inclusion dans le processus électoral de 2023. Nous avons démontré que l’arsenal juridique congolais avait prévu certains privilèges à l’endroit de la femme pour favoriser sa participation au processus électoral », a-t-il fait savoir.

Pour Me Sylvain Mfunyi, malgré la présence d’un arsenal juridique conséquent pour favoriser la participation de la femme au processus électoral, les résultats n’ont pas été à la hauteur.

« Nous avons démontré qu’à côté de la constitution qui prône la parité, il y a l’article 13 de la loi électorale et les articles 30 et 31 des mesures d’application de la loi électorale, qui favorisaient la participation de la femme au processus électoral. Malheureusement pour nous, malgré cette présence de cet arsenal juridique ainsi que l’intense activité de sensibilisation déployées par la CENI, les résultats ne sont pas à la hauteur attendue. Nous avons démontré la faible participation de la femme à tous les niveaux du processus électoral par rapport aux hommes. Mais la CENI estime qu’elle a fait sa part, et elle continuera à faire davantage pour promouvoir la participation de la femme », a indiqué le chargé des questions juridiques de la CENI.

Nécessité d’améliorer le processus de 2028

Cette session organisée par la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) en collaboration avec la CENI sous financement de l’USAID au profit des femmes politiques et femmes leaders ainsi que les femmes de base et le genre, fera des recommandations pour améliorer le processus de 2028 grâce aux différentes parties prenantes, a souligné la représentante de la directrice pays IFES en RDC.

« Le but poursuivi, c’est qu’à l’issue des échanges, qu’on puisse ressortir certaines recommandations, bien sûr, pour améliorer le processus 2028. Mais aussi donner un cadre d’échange. La CENI qui est une institution d’appui à la démocratie, ne travaille pas seule. Elle travaille avec les parties prenantes et les femmes. Nous savons même dans la démographie, la femme occupe une grande partie dans le numérique. Et c’est un partenaire commun de taille dans les élections. Grâce à ce cadre d’échange qui est mis en place, la CENI, avec ces parties prenantes, pourra trouver une solution pour améliorer les processus qui viennent en République démocratique du Congo », a expliqué Me Evelyne Mulemangabo N’Ebintu, représentante de la directrice pays IFES en RDC.

Et d’ajouter : « Nous sommes venus pour essayer d’échanger avec les femmes par rapport aux leçons apprises dans le processus électoral 2023. Ici à Mbuji-Mayi, nous savons que les élections se sont déroulées et à Kinshasa nous avons déjà cette même activité. Mais comme Kinshasa n’est pas la RDC, IFES dans le projet, dans son programme d’intégrité électorale qui est financé par l’USAID, a voulu écouter aussi le son de cloche des provinciaux. Donc, IFES est ici pour essayer aussi d’échanger avec les femmes et certains groupes marginalisés ».

A part, les femmes, il y aura aussi les jeunes, les personnes vivant avec handicap et les peuples autochtones pygmées, a-t-elle signalé.

ACP/JF 

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