Est de la RDC: condamnation des violences contre les défenseurs des droits humains

Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).- Les graves violences commises contre des défenseurs des droits humains (DDH) dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) par les éléments du M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise, ont été condamnées par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), dans son communiqué consulté, lundi, par l’ACP.

« La Commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC) condamne les violences contre les défenseurs des droits humains dans l’Est de la RDC. La CNDH suit avec une profonde préoccupation les informations faisant état de graves violences commises contre des défenseurs des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par des éléments du M23/AFC soutenus par le RDF », a-t-on lu dans ce communiqué signé par Paul Nsapu, président de cette institution citoyenne.

« Selon plusieurs sources concordantes, ces violences comprennent notamment des tentatives d’assassinat, des enlèvements, des actes de torture, des violences sexuelles, des menaces de mort et diverses formes d’intimidation visant des personnes engagées dans la documentation et la dénonciation pacifique des violations des droits humains dans les zones sous influence du M23IAFC soutenu par le RDF », a ajouté cette source.

C’est ainsi que cette institution d’appui à la démocratie a rappelé que les DDH jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’État de droit, la protection des populations civiles et la consolidation de la paix.

Elle a fait allusion à la loi n°15/O21, du 3l décembre 2023, relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme en RDC qui garantit à tout DDH le droit d’exercer librement ses activités, sans intimidation, menace, représailles ni violence.

« Toute atteinte à l’intégrité physique ou morale d’un défenseur des droits humains constitue une violation grave de cette loi et des normes internationales relatives à la protection des droits fondamentaux », a martelé la CNDH, dans ce communiqué.

Pour la CNDH-RDC, ces actes constituent des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire.

Ainsi, la CNDH a condamné fermement toutes les violences, menaces et intimidations dirigées contre les défenseurs des droits humains dans l’Est de la RDC; a exigé du M23-AFC, soutenu par le RDF, la cessation immédiate de toute forme de persécution, d’intimidation ou de violence à l’encontre des DDH et des populations civiles et a rappelé à l’État congolais son obligation de protéger toutes les personnes relevant de sa juridiction, y compris dans les zones affectées par des conflits armés.

Dans le même cadre, cette institution a encouragé les autorités judiciaires compétentes à ouvrir des enquêtes indépendantes afin d’identifier les responsables de ces violations et de les traduire en justice et a exprimé sa solidarité avec tous les DDH qui continuent d’exercer leur mission dans des conditions extrêmement difficiles.

La CNDH a, enfin, réaffirmé que les DDH ne sont ni des ennemis ni des acteurs du conflit. « Les DDH constituent au contraire des partenaires indispensables dans la promotion de la justice, de la responsabilité et d’une paix durable en RDC », a-t-elle conclu. ACP/JF

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