Kinshasa, 21 septembre 2026 (ACP).- L’héritage musical, culturel et patriotique du père jésuite Simon-Pierre Boka Di Mpasi Londi en République démocratique du Congo, a été évoqué, vingt ans après sa disparition, à travers l’hymne national « Debout Congolais », selon les éléments biographiques consultés lundi à Kinshasa par l’ACP..
« Vous pouvez tout oublier de l’hymne national, » Debout Congolais’, sauf sa dernière phrase : “Serment de liberté que nous léguons à notre postérité, pour toujours” », avait déclaré le père Boka de son vivant.
Décédé le 7 septembre 2006 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l’âge de 77 ans, le père Simon-Pierre Boka Di Mpasi Londi reste associé à l’histoire des hymnes nationaux congolais, notamment pour avoir participé, avec Joseph Lutumba, à l’écriture de « Debout Congolais » en 1960 et de « La Zaïroise » en 1971.
Prêtre jésuite, docteur en théologie et professeur dans plusieurs institutions universitaires, le père Boka s’est également distingué par ses travaux consacrés à la culture africaine et à son intégration dans la réflexion chrétienne.
Il a notamment fondé et dirigé la revue « Telema », consacrée à la réflexion et à la créativité chrétienne en Afrique.
Polyglotte, il a également contribué à la traduction d’hymnes kimbanguistes du kikongo vers le français, selon les mêmes sources.
À travers « Debout Congolais », son œuvre demeure associée aux valeurs de liberté, d’unité et de solidarité nationale.
Le texte de l’hymne rappelle notamment le devoir de préserver l’indépendance et la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Après son décès à Abidjan, sa dépouille a été rapatriée en République démocratique du Congo sous couvert des cérémonies funèbres à Kinshasa le 21 septembre 2006, a-t-on lu.
Vingt ans après sa disparition, le père Boka reste présent dans la mémoire culturelle congolaise à travers son apport à la musique nationale, à la pensée chrétienne africaine et à la valorisation du patrimoine culturel.
ACP/RN

