Kinshasa, 13 octobre 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour l’organisation des concours de beauté en République démocratique du Congo (RDC) fondé sur les valeurs intellectuelles, morales et culturelles des candidates, au-delà de leur apparence physique, a été formulé mardi à Kinshasa au gouvernement par une promotrice de la marque Naomi Design, lors d’un échange avec ACP.
« Organiser un challenge de Miss en République démocratique du Congo ne doit plus être un simple spectacle de beauté. C’est une mission. La beauté physique est éphémère, mais les valeurs restent », a déclaré Naomi Feza, estimant que la couronne devrait symboliser un engagement au service de la nation.
Selon elle, une Miss doit être une femme capable de réfléchir, de s’exprimer, de défendre des causes sociales et d’inspirer la jeunesse congolaise, plutôt que de se distinguer uniquement par son apparence physique.

Elle a relevé que les concours de beauté devraient contribuer à valoriser la diversité de la femme congolaise et à combattre les complexes liés aux standards esthétiques, en mettant en avant une beauté authentique, représentative de la diversité culturelle du pays.
Trois valeurs fondamentales
Naomi Feza a préconisé la prise en compte de trois dimensions essentielles dans l’évaluation des candidates, à savoir les capacités intellectuelles, les valeurs morales et sociales ainsi que la connaissance du patrimoine culturel congolais.
Sur le plan intellectuel, elle a recommandé de privilégier la culture générale, l’éloquence, la maîtrise des langues nationales et officielles ainsi que la capacité des candidates à débattre des questions liées à l’éducation des filles, aux violences basées sur le genre, à l’entrepreneuriat féminin et à la protection de l’environnement.
Sur le plan moral et social, la promotrice de la marque Naomi Design a insisté sur la dignité, la prudence, la résilience, la solidarité et le leadership communautaire, estimant qu’une Miss devrait constituer un modèle positif pour les jeunes filles à travers les différentes provinces du pays.
Elle a également souligné l’importance de la dimension culturelle, appelant à valoriser les traditions congolaises, notamment les proverbes, les danses, la musique, la cuisine et les vêtements traditionnels.
La culture congolaise au cœur du concours
Pour Naomi Feza, la connaissance et la promotion du patrimoine national devraient occuper une place importante dans les concours de beauté, la lauréate étant appelée à représenter la richesse culturelle de la République démocratique du Congo sur les scènes nationale et internationale.
Cette vision rejoint l’importance qu’elle accorde à la valorisation de l’identité culturelle congolaise, notamment à travers la mode et le port du pagne, considérés comme des expressions de l’histoire, de la dignité et de la fierté de la femme congolaise.
Elle a estimé qu’un concours fondé sur ces principes pourrait contribuer à renforcer l’estime de soi des jeunes filles, à promouvoir les talents féminins et à encourager l’engagement social.
Dans cette perspective, elle a plaidé pour que les lauréates bénéficient également de possibilités de formation, de bourses d’études et d’un accompagnement dans la réalisation de projets entrepreneuriaux et communautaires.
Une couronne au service de la nation
Naomi Feza a enfin soutenu qu’une telle conception du concours Miss permettrait à la RDC de présenter à l’international des femmes capables de défendre les valeurs nationales, de promouvoir le patrimoine culturel et de contribuer au développement du pays.
« Le plus beau visage du Congo, c’est celui de la femme qui le relève chaque jour », a-t-elle fait valoir, invitant les organisateurs des concours de beauté à considérer la couronne non comme un simple ornement, mais comme un symbole de responsabilité et d’engagement envers la société. ACP/Kay

