Beni, 21 septembre 2026 (ACP).- Un appel a été lancé à la jeunesse de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), à faire de la paix une culture durable en communauté, dans un échange lundi, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.
« À l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre de chaque année, la jeunesse de Beni rend un vibrant hommage à toutes les âmes perdues dans la guerre, à toutes les femmes décapitées à la machette et aux filles violées. La jeunesse de Béni doit faire de la paix une culture durable en communauté », a soutenu Paulin Livimba, vice-président du Conseil urbain de la jeunesse de Béni.
« La paix doit être une réalité pour la sécurité, la cohésion sociale, la résolution pacifique des conflits. La paix est notre droit »,a-t-il ajouté..
Le vice-président du Conseil urbain de la jeunesse de Béni, a indiqué que le principal droit que le gouvernement doit garantir à la population est la paix, qui ne doit pas être considérée uniquement comme la fin de la guerre, mais comme « un comportement » et « une culture incarnée dans la communauté ».
Il a évoqué les problèmes que la province fait face, notamment l’insécurité persistante, les déplacements forcés, la peur des violences et les conséquences de l’instabilité sur la jeunesse. « Pour un jeune de Béni de 30 ans, qui n’a jamais passé une nuit sans fuir sa maison, sans se déplacer, sans entendre le bruit des armes ici et là, sans craindre d’être décapité à la machette, la paix doit être une réalité », a fait savoir M. Livimba.
Pour répondre à ces défis, le vice-président du Conseil urbain de la jeunesse de Beni a préconisé le renforcement de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et des mécanismes de résolution pacifique des conflits, tout en appelant à « fouler aux pieds les discours de haine, les manipulations et autres choses » susceptibles de compromettre la paix. Il a également appelé le gouvernement à mettre à place des mécanismes en créant des opportunités d’emploi pour les jeunes, afin de contribuer à leur épanouissement dans un environnement pacifique.
Il a, en outre, rendu hommage à la mémoire du cycliste international Congolais Miguel Masaisai, mort accidentellement le 18 septembre au Congo Brazza. « Ce jeune athlète porteur d’un message de paix, d’unité et de solidarité dans le cadre de son projet +pedaler pour la paix+ », a-t-il insisté. D’après lui, le sens donné à cette journée symbolise que la paix dépasse la simple absence de guerre, elle représente le fondement de la sécurité, de la dignité et de la coopération au quotidien. Cette année la journée internationale de la paix met en avant les « artisans quotidiens de la paix », qui agissent à travers des initiatives locales pour renforcer la stabilité de leurs communautés. Instituée dans de nombreux pays depuis sa création en 1981, cette journée placée sous le international « Investir dans la paix-Pour tous, partout, chaque jour », est dédiée à la paix et particulièrement à l’absence de guerre, qui doit se manifester par un cessez-le-feu dans les zones de combat, selon les Nations unies. ACP/JK/kms/PN

